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Archive for mars 2011

Il y a ce sentiment d’échec quand finalement au fond de moi-même face à un collaborateur difficile j’en viens à dire qu’il faudrait mieux le virer !  Je me fais un principe de croire en l’homme, en sa capacité de changer, en sa valeur intrinsèque. C’est une sorte de vertu humaniste qui me fais dire que nous avons tous notre richesse, que nous valons tous le coup et que en tant que manager, c’est à moi de trouver comment embarquer tout le monde dans l’équipe, de faire en sorte que chacun trouve sa place et puisse se faire plaisir en amenant sa contribution. Mais parfois je me décourage, face à certaines personnes ancrées dans des attitudes négatives, des interprétations paranoïaques, sans capacité à faire crédit à l’autre, à croire en l’autre. Il me vient alors des pensées noires comme celle de Mark Twain disant que « pour changer un homme, il faut commencer avec son grand-père ». Ou cette réplique du film Le cœur des hommes « On ne peut pas changer les rayures du zèbre ». Ou encore celle d’un de mes professeurs   évoquant ces cas difficiles :  » Y a des gens qui ont des divans pour ça. » (suite…)

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Le dilemme du prisonnier est un classique de la théorie des jeux. Je le connaissais comme cas d’école dans des travaux en économie ou en sciences sociales, pour illustrer l’intérêt des comportements de coopération. Mais je n’avais pas imaginé une application dans le domaine du management jusqu’à ce que j’en expérimente malgré moi une mise en œuvre concrète.

Tout d’abord, rappelons le principe : deux malfrats font un mauvais coup et sont arrêtés par la police. Mais celle-ci n’a pas de preuves. Alors le juge fait mettre en garde à vue les deux hommes sans qu’ils puissent communiquer ensemble. Puis il déclare à chacun que
  • si les deux hommes nient, ils seront libérés faute de preuves à l’issue de leur garde à vue,
  • si l’un avoue, il aura une peine légère comme complice mais l’autre sera considéré comme le chef du gang et aura une peine maximale,
  • si les deux hommes avouent, ils auront chacun une peine moyenne.

Le dilemme du prisonnier est alors de savoir s’il faut faire confiance à son complice et continuer à nier pour espérer être libéré, ou s’il vaut mieux le dénoncer plutôt que de prendre le risque d’être lourdement puni si l’autre avoue. (suite…)

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